AGENDA

 PROJET

- 5 avril: élaboration du projet par le bureau national.
- 9 avril: vote du conseil national sur le projet.
- 19 mai: vote des militants sur le projet.
- 28 mai: adoption définitive du projet en convention nationale.

PRIMAIRES
- 28 juin: début du dépôt des candidatures.

- 13 juillet: fin du dépôt des candidatures.
- 9 octobre: premier tour.
- 16 octobre: second tour.

Tribune libre

Un tweet de Gérard Filoche

"je le redis avec clarté, je n'ai que du mépris FEROCE pour ceux qui sont assez bêtes/sectaires ? pour écrire UMP = PS, je les considère au mieux comme des égarés, mais plutôt comme des adversaires pas des amis. Heureusement que 20 millions d'électeurs voteront PS : la différence se fera à 1 million prés. Je suis pour l'unité de toute la gauche, nul ne pourra battre Sarkozy sans le PS sans unité, tous ceux qui blablatent sont hors jeu, n'ont pas les pieds sur terre."
Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 20:34

Ce dimanche après-midi, François Hollande a prononcé son premier grand discours de campagne au Bourget, en Seine-Saint-Denis, devant plus de 25 000 personnes. Même si le public était, certes, acquis, tout le monde a constaté le souffle et l’élan mobilisateur de cette intervention.

Il a fixé des objectifs, esquissé le chemin pour les atteindre, réaffirmé des valeurs, pris des engagements, présenté des manières de faire et de se comporter. La droite pourra bien ironiser sur le caractère général de son intervention, il n’en reste pas moins que tout le distingue de la majorité en place.

François Hollande s’est clairement situé dans le temps de l’histoire de la gauche, du progrès et de la république. L’égalité et la justice est un axe fort de son programme avec la nécessité d’en finir avec les privilèges de quelques uns, d’avancer résolument vers le partage du pouvoir, le respect des plus fragiles (les enfants, les précaires, les étrangers, les chômeurs), tant de principes particulièrement mis à mal durant ce quinquennat. La lutte contre la domination de la finance – son « véritable adversaire » – constitue un autre point fort de son intervention avec l’annonce de mesures précises comme la suppression des stock-options, l’encadrement des bonus ou la taxe européenne sur les transactions financières. « La réindustrialisation de la France » est une priorité de François Hollande qui annonce la création « d’une banque publique d’investissement » et un livret d’épargne pour les petites entreprises.

La droite reprochait à François Hollande de rester dans le flou et le meeting du Bourget ne devait pas aborder le détail du programme. C’est pourtant bien l’esquisse d’un programme clairement de gauche qui a été présenté avec certaines mesures que je retiens plus particulièrement :

  • Encadrement des loyers là où les prix sont manifestement excessifs et multiplication par 5 des sanctions envers les communes qui ne respectent pas le minimum de 20 % de logements sociaux sur leur territoire.
  • Retraite à 60 ans à taux plein pour ceux qui ont déjà cotisé 41 ans.
  • Accession au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels.
  • Droit de vote des étrangers aux élections locales.
  • Non-cumul des mandats pour les parlementaires.
  • 60 000 postes dans l’éducation nationale (enseignants, surveillants, infirmiers) avec une priorité à l’école maternelle. La révision des rythmes scolaires. La diminution de moitié des jeunes sortant du système éducatif sans diplôme ni formation.
  • Création d’une tranche d’imposition supplémentaire à 45 % pour ceux qui touchent plus de 150 000 euros par an.
  • Suppression des niches fiscales accordées aux ménages aisés et aux grandes entreprises.
  • Retrait des troupes françaises d’Afghanistan.
  • Proposition d’un nouveau traité franco-allemand en faveur de la croissance et de grands travaux.

Chacun aura, bien sûr, ses réserves ou sera en désaccord sur certaines propositions. Par exemple, je pense que son propos fait la part beaucoup trop belle au nucléaire face aux énergies renouvelables. De même, la non augmentation du nombre de fonctionnaires après toutes les suppressions de postes auxquelles nous avons assistés me semble une limite sérieuse à l’atteinte des objectifs fixés. Mais il faut bien reconnaître que si le quinquennat qui vient voyait se réaliser toutes ces propositions, le visage de la France changerait profondément et la vie de ses habitants en serait grandement améliorée. François Hollande, dans sa première grande intervention, donne un cuisant démenti à ceux qui doutaient de lui.

Au Bourget, la campagne commence avec un bel élan !

Nous attendons désormais le programme détaillé pour ce jeudi 26 janvier et j’espère avoir l’occasion d’échanger avec vous à l’occasion des réunions que je tiendrai dans les communes de la première circonscription du Doubs (cantons d’Audeux, de Boussières, de Quingey, et Besançon).

 

Barbara ROMAGNAN est candidate aux législatives sur la 1ère circonscription du Doubs

Par uma66.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 18:10



Mme Parisot est partie en guerre sous prétexte de perte de AAA
pour obtenir le maximum avec Sarkozy contre les salariés


 
Le Medef avec tous ses économistes néolibéraux bornés, Institut Montaigne, Fondation Concorde, Ethic, les UMP, Fillon, Chatel, Lellouche sont sur le pied de guerre. Rexocode/Medef a même tenté d’intoxiquer en prétendant, quitte à se faire sévèrement démentir par tous les instituts sérieux, qu’on ne travaillait pas assez et qu’on gagnait trop par rapport à l’Allemagne. (Alors que c’est le contraire, nous travaillons plus et gagnons moins). Ils passent dans tous les médias  pour exploiter l’opportunité : la perte du triple AAA exigerait des mesures rapides, décisives, rudes contre le code du travail. Selon eux, il ne faut pas minimiser mais dramatiser. Et imposer le maximum au “sommet pour l’emploi”. Qu’importe ce qu’il adviendra ensuite en terme de récession, de misère et de chômage. Ils sont “remontés” hargneux, avides et veulent en profiter tout de suite, à fond, pour tout casser de ce qui reste de nos droits.
La batterie des attaques envisagées est spectaculaire :
-       Remise en cause des 35 h, soit par suppression de la durée légale, soit par les 37 h avec baisse des salaires par suppression des majorations des heures supplémentaires
-       Suppression de la 5° semaine de congés payés
-       Suppression du Smic universel remplacé, comme la durée légale, par un Smic négocié par branche
-       Développement forcé et généralisé du chômage partiel par seule décision patronale avec salaires abaissés à 60 %, 75 %, sans qu’aucun salarié ne puisse refuser en se réclamant de son contrat de travail.
-       Prédominance des contrats imposés au niveau de l’entreprise sur la loi, avec possibilité de baisses de salaires, de baisses d’horaires, au gré de l’employeur
-       Remise en cause du CDI avec ces CDD de trente mois, systématisation des ruptures individuelles non motivées,
-       Casse du statut de la fonction publique en précarisant l’ensemble des fonctionnaires (qui subissent déjà un jour de carence et 0,27 % de salaire mensuel en moins)
-       L’abaissement massif des salaires bruts en transférant les cotisations sociales payées par les patrons en TVA (dite sociale) payée par les salariés.
-       Permettre que tous les apprentis (600 000) puissent travailler de nuit et de dimanche (Villepin avait ouvert l’apprentissage aux enfants de 14 ans et le travail de nuit et du dimanche qu’à partir de 15 ans seulement)
-       Totale déréglementation du travail du dimanche, fin du principe de repos dominical.
-       Multiplier et vite les « contrats aidés » exonérés de cotisations sociales (sur les 340.000 contrats du secteur non-marchand (CUI-CAE) inscrits au budget, 225.000 devront être conclus au premier semestre).
-       Accélération de l’application du recul des départs en retraite et de la baisse du niveau des pensions. Mise à l’écart de toute réglementation sur la pénibilité. Fin de toute dispense de rechercher d’emploi pour les seniors.
-      Réduction du droit de grève dans les transports aériens et élargissement des services minimums imposés
 

Ça vous paraît énorme ? Pourtant lisez, ça fait florès partout.
 
Tout cela vient d’être mis sur la table de tous les cotés par le Medef.  
 
Cyniquement, comme toujours, ils demandent plus pour obtenir le plus possible. Mais ils sont en guerre. Ils osent : ils terrorisent la gauche si elle ose défendre les 35 h, les 32 h, le Smic à 1700 euros, la retraite à 60 ans sans décote, ou le salaire maxima à pas plus de 20 Smic, mais, eux, ils sont sans foi ni loi : la crise qu’ils ont suscitée entièrement par leur rapacité, par leur dictature financière en perdition, ils comptent bien l’exploiter au maximum pour nous « saigner » comme des animaux à l’abattoir. Ont-ils peur de perdre le 6 mai ? Et comme des occupants pillards qui se retirent, emportent-ils le maximum de butin avant ?

 
 
Comme le dit avec grande simplicité, Laurence Parisot, « tout cela est urgent, il faut simplement que les parlementaires de l’UMP fassent bouger les paramètres ».
Elle veut le faire maintenant, avant l’élection présidentielle et avec le Medef, elle fait le forcing sur Sarkozy (considèrent-elle que son élection est perdue ?) pour qu’il en fasse le maximum avant de partir. François Fillon est dans le coup (croit-il lui aussi que c’est foutu pour Sarkozy et prépare t il le coup suivant ?) et a appelé le 10 janvier à une “réforme législative pour permettre la conclusion de ces accords”. Le Pen et Bayrou défendent la même chose, Le Pen propose 70 milliards de rigueur, Bayrou veut 100 milliards de rigueur, et ces deux-là sont favorables à ces mesures réclamées par le Medef sous prétexte de “flexibiliser le code du travail” comme s’il ne l’était pas déjà trop depuis 10 ans). Le Pen rajoute qu’il faut écraser les droits syndicaux et le droit de grève pour être sûre que ça passera. Ces gens-là sont tous, de façon sinistre, pour que « le contrat l’emporte que la loi », mais sont prêts à se servir de la loi pour permettre de casser les contrats, faire baisser les salaires, d’augmenter encore plus la précarité ! D’une autre façon, ils veulent tous nous traiter comme sont traités actuellement les Grecs, les Italiens, les Portugais, les Espagnols.
 
Et AAAttention ils gagneront s’il n’y a pas une gauche à la hauteur en face, s’il n’y a pas un front syndical, s’il n’y a pas la volonté d’unité de toute la gauche. La seule façon : résister, alerter le peuple car les médias sont dominés par Bouygues, Lagardère, Pinault, Dassault, Arnaud, Rothschild, et tout cela est masqué, étouffé, dénaturé.
 
Gérard Filoche le 17 janvier 2012, 15 h.

Par uma66.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 18:47
‎05 Janvier 2012 Par Les invités de Mediapart
Edition : Les invités de Mediapart

Fusionner l'impôt sur le revenu avec la CSG: l'idée ne semble plus à l'ordre du jour du candidat François Hollande. Pour le socialiste Gérard Filoche, cette décision est «raisonnable». Selon lui, «il faut que la protection sociale reste payée en direct avec le salaire», ce qui garantit l'indépendance de la protection sociale vis-à-vis du budget de l'Etat.

_______________________________________________

L'information a été annoncée dans Les Echos: «Hollande ajournerait la fusion entre la CSG et l'impôt sur le revenu». Puis, elle a été partiellement démentie par l'intéressé. Beaucoup n'y comprennent rien –parce que ce débat n'a jamais été mené.

Dans l'entourage de François Hollande se trouvent des partisans acharnés de la fusion entre l'impôt sur le revenu et la Contribution sociale généralisée (CSG). Mais d'autres sont plus réalistes et raisonnables. Est-ce ce qui a émergé à travers un démenti et une rectification prudente? Sans doute.

Certains croient que cette mesure concerne seulement le prélèvement à la source de l'impôt. Mais dans ce cas, que veut dire «la source»? La seule feuille de paie ou chaque transaction financière?

D'autres pensent qu'il s'agit de «fiscaliser les cotisations sociales». Dans ce cas, il s'agit de rompre avec la protection sociale assise et garantie par le travail, et de l'étatiser, de l'assimiler à l'impôt. Ce n'est pas une mince affaire. C'est une vraie rupture avec l'organisation sociale française telle qu'elle existe depuis 1945 et le programme du Conseil national de la résistance.

Enfin, il y a ceux qui pensent qu'il faut diminuer le «coût du travail» et qui, pressionnés par les idées néolibérales, veulent, comme le Medef et les sarkoystes, supprimer les cotisations sociales sur le salaire brut: c'est un peu le même raisonnement qui aboutit à une «TVA sociale».

Tout ça se mélange dans les majorités différentes qui ont fait entrer cela dans les programmes du PS depuis... au moins une quinzaine d'années. C'est un peu comme un serpent de mer géant qu'on voit et qu'on ne voit plus apparaître selon les périodes. Dès la Gauche socialiste (de 1995 à 2002), je me suis opposé politiquement à cela avec tous nos amis de la revue Démocratie & Socialisme (D&S).

Il existe une sorte de lobbying que j'ai observé, venu surtout des gens de Bercy et qui s'exerce dans tous les courants et sensibilités, même au sein de la Gauche socialiste, favorable à la fusion CGS/impôts, parfois même en faveur de la fusion impôt et cotisations sociales. (Même Benoît Hamon et Henri Emmanuelli défendent, à ma connaissance, ce projet, d'ailleurs inclus contre mon gré et celui de D&S, dans le texte d'Un monde avance au congrès de Reims.)

Il paraît qu'il y a, dans les placards de Bercy, des projets détaillés tout prêts pour cette gigantesque opération et que chaque gouvernement... y a renoncé devant l'énormité du choc social qu'ils induiraient.

Je me souviens encore avoir voulu amender, en vain, le dernier projet présidentiel le 1er juillet 2006, à Solférino, au Bureau national, pour retirer ce type de projet (je n'avais réussi ce jour-là qu'à faire enlever la «retraite à la carte» et à rétablir la retraite à 60 ans).

Je me souviens qu'à la coupure, dans la cour de Solférino, DSK était venu me voir, en personne, à part, pour me dire, dans le creux de l'oreille, que «j'avais raison, que j'avais les pieds sur terre, qu'il ne comprenait pas pourquoi tout le monde reprenait cette idée à la direction du PS, que jamais cela ne se ferait, ils sont fous, c'est trop énorme».

Je me souviens aussi, en mars 2010, de l'interview de François Chérèque sur France inter, expliquant au nom de la CFDT pourquoi il était totalement contre, lui aussi, un tel projet. Et, en fait, TOUS les syndicats sont contre, quasi à 100%, ce qui s'explique, car il s'agit de la mort de la protection sociale basée sur le travail.

Je me rappelle aussi, au Nouveau parti socialiste (NPS), d'un court débat en 2003 avec Jérôme Cahuzac qui écarquillait les yeux d'effroi lorsque je défendais cette thèse devant Vincent Peillon et Arnaud Montebourg et cela ne me surprend pas de le voir monter au créneau aujourd'hui pour démentir en premier l'information des Echos.

En effet, il y a de quoi réfléchir pour qui ouvre les yeux. La fusion impôt sur le revenu / CSG est carrément une forme possible de contre-révolution, de réaction sans précédent, et ce, quelles que soient les bonnes intentions dont elle se pare. Car en France, et c'est une excellente chose, nous avons DEUX budgets. Pour faire court, l'un est celui de l'Etat, avec 320 milliards d'impôts (quand Sarkozy ne baisse pas trop les recettes pour nous endetter!). L'autre est celui de toute la protection sociale, en gros, avec 450 milliards de cotisations qui rentrent (quand Sarkozy ne bloque pas trop nos salaires et ne fait pas trop de cadeaux aux patrons sous forme d'exonérations).

Le premier budget, celui de l'Etat, n'est «pas pré-affecté», le Parlement décide chaque année «combien» il donne à l'école ou aux prisons, aux hôpitaux ou aux casernes.

Le second budget est «pré-affecté», les cotisations sont recueillies spécialement pour le chômage, la maladie, les accidents du travail, le logement, les familles nombreuses, la retraite. Il est impossible constitutionnellement d'user de ce second budget, par exemple, pour faire la guerre en Afghanistan. La CSG est une contribution dont le Conseil constitutionnel a décidé qu'elle était pré-affectée aux caisses sociales.

C'est bien, même excellent, que nos cotisations sociales soient ainsi «à l'abri». Pour le coup c'est une «règle d'or» saine. Il ne s'agit pas de «prélèvements obligatoires» mais de «prélèvements volontaires» d'une partie des salaires mutualisée, mise dans un pot commun et redistribuée à chacun selon ses besoins, c'est une chose magnifique, un bonheur. Ça ne fonctionne pas à ce jour comme l'impôt. Et c'est tant mieux. Fusionner les deux, c'était un énorme risque, celui d'affaiblir la protection sociale, de passer sur l'impôt ce qui est lié et assuré par le travail, par le bulletin de paie, dans le salaire brut.

Protégeons nos caisses sociales!

Oui, il faut que la protection sociale reste payée en direct avec le salaire. C'est du sûr, c'est du salaire brut, solide, direct ou différé, ça ne passe pas par des aléas de vote ou de fonds de pension. D'ailleurs, la fameuse «dette» sur la protection sociale, elle, n'est que de 10,5% (soit 45 milliards sur un budget de 450 milliards) tandis que 78,5% du reste de la dette relève des choix de l'Etat, soit environ 1500 milliards sur un budget de 320 milliards.

Ne mélangez pas les torchons et les serviettes, cela ne desservirait que la protection sociale.

Les offensives au sein du PS pour fusionner impôt et CSG/cotisations sociales sous prétexte de «prélever à la source» ont surtout été celles des courants droitiers lobbies de Bercy, Gracques et Valls, obsédés par la séparation de la protection sociale et du salaire pour baisser le fameux «coût du travail» (sic). Ils croient que la baisse du coût du travail est la solution au chômage, au libre-échange et commerce extérieur, etc... un peu comme les néolibéraux le croient. Valls, plus droitier que d'autres, en avait tiré la logique: il souhaitait baisser les cotisations sociales et les remplacer par la «TVA sociale», une méthode également rêvée par le Medef pour baisser le salaire brut et que Sarkozy veut désormais mettre en œuvre en essayant de diviser.

Reste à être logique: pour assurer la défense du salaire brut (réapprenons à 24 millions de salariés à relire leur feuille de paie, car c'est elle qui va être attaquée), il faut enlever au Parlement la caricature de débat qu'est, tous les ans, l'adoption cynique de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS). Il faut aussi rendre des caisses sociales aux syndicats la sérieuse et responsable gestion du salaire brut, en organisant des élections tous les cinq ans, jumelant prud'hommes et élections sociales. Nous devons donc abroger les ordonnances de Pompidou de 1965 et ce qui reste de la loi Juppé de 1995. C'est le retour au contrôle légitime par les salariés de la partie mutualisée de leur salaire. Une vraie révolution, un vrai progrès.

En même temps qu'on va hausser les salaires, on remettra du même coup à flots les caisses de protection sociale, car c'est le blocage des salaires qui les met en difficulté. On restaurera une protection sociale démocratique non étatisée. Pourquoi les libéraux qui veulent toujours moins d'Etat sont-ils aussi acharnés à «étatiser» la Sécu ? Il faut baisser le coût du capital, pas du travail. Il faut déplaire aux banques et aux officines de notation, et non pas devancer leurs ordres.
Par uma66.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 20:04


À l’UMP, ils prétendaient se moquer du « partage du travail ». Tout était de la faute des 35 h.
 
Quand il y avait crise, selon eux ( Raymond Barre, Sarkozy ou Bayrou) il fallait « travailler plus » pour s’en sortir. Ils vantaient Alfred Sauvy, « c’est le travail qui crée le travail ». Travailler moins c’était la faute à la gauche et la course à l’abîme. Il fallait, selon eux, des horaires à la carte sur la journée, la semaine, l’année, des retraites à la carte, des heures supplémentaires défiscalisées, non contingentées, moins majorées. Ils ont fait une loi TEPA pour que l’état paie (4,4 milliards par an) ces heures supplémentaires à la place des patrons. Ils ont cassé des conventions collectives comme celle de la restauration afin d’autoriser jusqu’à 360 heures supplémentaires par an. Ils ont déduit les temps de transports professionnels du temps de travail effectif. Ils ont dérégulé le contrôle des durées du travail. Ils ont violé les directives européennes pour permettre, dans certains cas, aux cadres de travailler plus que la durée maxima européenne de 48 h par semaine et les forfaits jours sans respect du repos quotidien européen de 11 h. Ils veulent faire travailler jusqu’à 62 et 67 ans. Ils ont facilité l’annualisation, les modulations. Ils ont multiplié par deux la précarité, les CDD, les « stages », les intérims, les saisonniers, les horaires et contrats atypiques… Il leur fallait 45 h sans gain de salaire ! Et ils y sont presque arrivés car la durée réelle du travail moyenne doit être de 41/42 h aujourd’hui – souvent déclarée et payée 35. Jamais il n’y a eu autant de « flexibilité » en matière de travail et jamais autant de « rigidité » en matière de salaire.
 
Et ils ont obtenu 4 510 000 chômeurs, record historique absolu ! 29 900 de plus en novembre. + 5,2 % en 2011

Et si le sarkozysme continue (des milliards en plus pour les banques, des milliards en moins pour les salariés), nous aurons au moins 500 000 chômeurs en plus dans l’année 2012.
 
Auxquels il faut ajouter une estimation d’au moins 500 000 non-inscrits, radiés, RSA forcés…et plus de 3,5 millions de précaires, 3 millions de temps partiels. C’est-à-dire qu’ils ont imposé, en fait, contre tous leurs dires, un PARTAGE du temps de travail mais un partage sauvage, féroce, brutal entre surtravail, sous travail et sans travail.
 
Et qu’est ce qu’ils proposent encore aujourd’hui ?

Comme en 2008/2009, du temps où ils ont commencé à donner des milliards aux banques plutôt qu’aux salariés : du CHOMAGE PARTIEL FORCE. En 2009 Sarkozy avait déjà fait 600 000 chômeurs partiels forcés et il avait payé 300  millions d’euros pour ça : il faisait déjà « travailler moins pour gagner moins » !  C’est l’état qui payait ! Pendant ce temps-là, les patrons étaient soulagés, ils pouvaient baisser les salaires, écouler leurs stocks, garder leurs profits intacts, et même l’état versait des « primes à la casse » (6,5 milliards) pour que, quand même, leurs automobiles puissent se vendre.
 
Comment peuvent-ils prôner le chômage partiel et taper sur les 35 h en même temps ? Proposer du chômage partiel contre le chômage, c’est augmenter le nombre de chômeurs. C’est partager le chômage à défaut de partager le travail. Et surtout baisser les salaires.

Il n’y a pire contradiction que d’encourager les heures supplémentaires et organiser le chômage partiel. C’est pousser à ce que certains qui ont un boulot travaillent deux fois plus à la place d’autres qui n’en ont pas ou n’en auront plus. La division inégalitaire de la société s’accroîtra.
 
Le seul résultat de tout cela est encore de baisser les salaires. De 20 ou de 30 % comme en Grèce. Mais si les salaires baissent encore avec du temps partiel forcé, cela aggravera l’austérité et la récession dans une spirale infernale.

La France n’a jamais été aussi riche de son histoire et ses richesses aussi mal partagées, c’est de là que vient tout le mal. Il ne faut pas baisser les salaires pour garder les profits, il faut AU CONTRAIRE augmenter les salaires et baisser les profits. REDISTRIBUER pour RELANCER !
 
Le chômage d’aujourd’hui provient de ce que les banksters auxquels des centaines de milliards ont été donnés, les ont reçus sans condition, sans contrôle et qu’ils continuent à donner les mêmes ordres, à imposer des ratios, des crédits qui sont conditionnés, orientés, attribués contre l’emploi et les salaires. Les banksters qui continuent de jouer librement à l’économie casino, précipitent l’euro, l’Europe vers le précipice et ils ne sont pas contrés mais encouragés par Sarkozy qui veut en permanence, tous les jours, les « rassurer ».
 
Ce type-là fait tout pour ses riches amis du Fouquet’s : il décide donc sans vergogne de faire « travailler moins pour gagner moins » après avoir hurlé sur tous les tons qu’il fallait « travailler plus pour gagner plus »  et qu’il serait le « président du pouvoir d’achat » !
 
Il devait faire reculer le chômage, il l’organise. Il refusait le partage du travail, il l’impose férocement et inégalement. Il appelle à produire plus, il alimente la récession. Il dit qu’il fallait éviter à la France le sort de la Grèce, et comme prévu, il lui impose le sort de la Grèce.
 
Au moins les 35 h c’était pour tous et sans perte de salaire ! (il n’y eut en l’an 2000 que 0,3 % des accords qui interprétèrent la loi avec un gel temporaire des salaires). Elles permirent, même mal contrôlées, 400 000 emplois de plus en 2000.
 
Au moins la retraite à 60 ans et les préretraites à 55 ans pour les salariés usés, cela se défendait quand on souffre de  25 % des jeunes actifs au chômage.
 
On n'a pas "tout essayé contre le chômage de masse" : il faut une sorte d'échelle mobile des heures de travail.
 
Au contraire du sarkozysme délirant et dangereux, à 5 millions de chômeurs, Il n’y aura pas de réduction du chômage de masse sans réduction du temps de travail sur la semaine, sur l’année et sur la vie.
 
il faut rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche. 50 % dés la 36e heure. 100 % après 40 h.
 
Il faut baisser les durées maxima du travail de 48 h à 44 h. Il faut rendre les deux jours de repos consécutifs, dont le dimanche à tous les salariés - par la loi.
 
Il faut imposer un repos quotidien de 13 h pour la santé autant que pour l’emploi.
 
Le retour à la retraite à 60 ans s’impose quand les salariés ne cotisent en moyenne que 36 annuités et que 2 seniors sur 3 sont licenciés, au chômage, inaptes ou malades à partir de 55 ans.
 
La question qui se pose aujourd’hui est celle de conforter les 35 h hebdomadaires et même préparer les 32 h : elles sont officiellement voulues par la majorité écrasante de la gauche (EELV, FdG, une majeure partie du PS).
 
Qu’est-ce que l’UMP va y opposer ? Sinon les 32 h mais avec perte de salaire ?  Osons le débat alors : il faut les 32 h sans perte de salaire ! Nous avons le taux de productivité horaire le plus élevé au monde ; nous resterons "compétitifs", ce qui se passera c'est qu'il y aura une redistribution entre profits et salaires dans le sens des salaires, on travaillera mieux, moins tous, et on gagnera plus.
 
C’est le seul but de l'UMP/MEDEF, leur seule obsession en fait : la durée du travail, la flexibilité, c’est la forme, le prétexte, leur seul but, c’est de baisser les salaires bruts et nets. Pour maintenir les profits, la concentration des richesses. C'est ce que ferait le chômage partiel imposé, ce qui affaiblirait encore les caisses de retraite, la sécu, le logement, l’éducation… ce qui creuserait les déficits, alimenterait la dette et la dette, c’est leurs bulletins de vote, c’est leur argument, c’est leur bible, c’est leur moyen de chantage, c’est leur idéal chéri pour rester au pouvoir, quel qu’en soit le coût pour le peuple, en souffrance au travail et en misère sans travail.
 
Vive les 35 h avec hausse de salaire. Préparons les 32 h sans perte de salaire !
 
Reconstruisons le code du travail, ses durées légales, maxima, contrôlées, et contrôlables ! Pendant 160 ans, l'histoire du code du travail a été celle de la réduction du temps de travail. Il a fallu 80 ans entre 1840 et 1920 pour passer de la journée de 17 h à celle de 10 h. Il fallut 70 ans entre 1936 et 2002 pour passer de la semaine de 40 h à celle de 35 h. Et en 70 ans, on a prouvé en pratique, dans la vie réelle, que l'on pouvait A LA FOIS faire QUATRE choses : produire plus, avoir plus d'emploi, gagner plus et travailler moins longtemps. Il a fallu que depuis 8 ans des intégristes néolibéraux dangereux veuillent faire tourner la roue de cette histoire à l'envers. Ils échouent à 4 510 000 chômeurs. Restaurons le droit du travail, c'est la civilisation, la dérégulation du droit du travail comme celle des bourses et de la finance, c'est la catastrophe, c'est un crime économique. Le droit DU travail, c'est du droit AU travail.
 

Gérard Filoche, le 27 décembre 2011

Par uma66.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 08:04


50 arguments pour le droit à
une vraie retraite à 60 ans pour tous:



Sinon, c'est le chômage qui va gagner

1. L'âge de la retraite recule ? le chômage avance.

2. Il n'y aura pas de recul du chômage de masse record (5 millions) sans réduction du temps de travail.

3. C'est un non-sens d'allonger les durées de cotisations (ou de faire faire des heures supplémentaires) quand on a 5 millions de chômeurs.

4. L'autre seul résultat c'est que ceux qui ne seront pas en retraite seront inscrits au chômage...

5. 2 salariés sur 3 sont au chômage, licenciés, inaptes, malades, autour de 55 ans.



Les jeunes seront aussi pénalisés

6. Il y a 25 % de chômeurs parmi les jeunes actifs, pourquoi pousser à ce que les "seniors" travaillent plus, s'il y a une priorité cela doit être pour les jeunes, priorité à la jeunesse !

7. 3 jeunes sur 4 ne trouvent un boulot en CDI qu'à partir de 29 ans.

8. Ceux qui commencent à travailler "tôt" vers 16, 17, 18 ans sont 1 ou 2 jeunes sur 8.

9. Et même ceux qui commencent à travailler tôt ont des périodes de chômage qui ne sont pas prises en compte à 100 % dans les annuités.

 

C'est la santé des gens qui est danger

10. L'espérance de vie "en bonne santé" selon l'INSEE est de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes (59 ans pour les ouvriers, 69 ans pour les cadres).

11. Entre 55 et 60 ans, 2 maladies sur 3 sont liées au travail, entre 60 et 65 ans, 3 maladies sur 4 sont liées au travail.

12. La biologie du corps humain n'a pas changé entre 55 et 65 ans. TOUS les métiers sont pénibles. Physiquement et mentalement. Vous voyez un vieil instituteur de 62 ans devant ses élèves ? Un chauffeur-livreur à 59 ans ? Une femme de service de nettoyage à 61 ans ? Un cadre stressé de 60 ans en compétition avec des « jeunes » cadres ? Et un ouvrier du bâtiment de 55 ans devant son marteau piqueur ?

13. La principale maladie professionnelle ce sont les TMS, (troubles musculo squelettiques) elles augmentent de 18 % par an depuis l'an 2000.

14. Dix millions de salariés sur 24 ont des métiers pénibles physiquement (horaires atypiques = 5 millions, dont 2,3 de nuit ; port de charges divers = 5 millions) et les autres subissent une pénibilité mentale de plus en plus forte (burn out, suicides, harcèlement, stress, troubles psychosociaux, précarité, surexploitation, un milliard d'heures supplémentaires impayées..).

15. Mais ce ne sont plus les "coups de grisou" qui tuent comme il y a un siècle : ce sont les accidents cardiaques et vasculaires. 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires : entre 1/3 et 50 % sont liés au travail.

 

… alors que la fiabilité des prévisions démographiques est vite débordée par la réalité

16. Les prédictions de ceux qui disaient qu'on ne peut payer les retraites pour des raisons démographiques sont toutes tombées à l'eau : ils prévoyaient 250 000 naissances par an à partir de 2000, on a eu 850 000 enfants par an depuis l'an 2000.
 
17 : Il y a un « pic » de retraités entre aujourd’hui et 2036. Ensuite ça retombera jusqu’en 2060 où cela remontera. Il suffit d’ajuster le taux des cotisations en fonction des variations.
 
18 : L’ajustement des cotisations sociales retraites peut se faire en temps réel, d’un an sur l’autre, selon les variations démographiques, directement de ceux qui travaillent a ceux qui sont en retraite.. Pas besoin de « placer » de l’argent dans des fonds de pension aléatoires que les spéculateurs perdront dans les ïles Caïman.

 

La durée de cotisation réelle devrait être la référence

19. Pourquoi avoir réduit la durée du travail sur la semaine si c'est pour l'allonger sur la vie ?

20. Celui qui prétend allonger la durée de cotisations est impuissant à agir sur le réel : actuellement elle recule depuis 10 ans en pratique vers 36 et vers 35 annuités.

21. Prétendre imposer - sur le papier - 41 ou 42 annuités, le SEUL résultat, puisque la moyenne des salariés ne peut cotiser que 36 ou 35 annuités, c'est 6 ou 7 ans de décote. Comment admettre d’allonger des annuités qui ne seront jamais effectuées et donc baisser les plus petites retraites ?

22. Reculer l'âge de départ en retraite à pour seul effet pratique de baisser le niveau des retraites réintroduisant la misère chez les vieux.

23. Il faut prendre comme référence le nombre d'années réellement cotisées dans la vie réelle et non pas l'allongement aléatoire de l'espérance de vie.

24. Par exemple, si la moyenne réelle des annuités cotisées dans la vue réelle des salariés est de 35 annuités, la référence retenue pour une retraite à taux plein doit être de 35, si elle est de 36 cela doit être 36, si elle monte à 37, cela doit être 37...

25. Mais mettre un objectif inatteignable à 41 ou 42 annuités, c'est faire sauter les gens à la perche sans perche, le seul résultat c'est qu'ils auront une retraite plus basse et non pas qu'ils travailleront plus.

26. Depuis 8 ans AUCUNE raison "nouvelle" de repousser l’âge réel de la retraite. Aucun effet d’entraînement dans l’emploi des seniors ne s’est réalisé. Les salariés cotisent MOINS longtemps en moyenne ! 36 annuités seulement ! Pour sortir de la crise, il ne faut pas baisser salaires et retraites mais les augmenter !

27. Raison de plus pour ne pas prendre l'espérance de vie comme référence, c'est trop aléatoire : l'espérance de vie régresse aux Etats-Unis depuis plusieurs années, elle régresse aussi depuis trois ans en Allemagne.


Des conditions bien plus dures que dans le reste de l'Europe

28. En Allemagne, en Italie, en Espagne, c'est 35 annuités pourquoi 41 ou 42 ici ? Sarkozy a fait la pire réforme contre le droit à la retraite de toute l’Europe.

29. En Allemagne, la droite veut fixer les départs à 67 ans, mais en 2029... c'est remis en cause par les syndicats qui l'avaient, hélas, signé parce qu'actuellement, la moyenne des départs est autour de 58 ans...

30. En Grande-Bretagne, ils annoncent 68 ans... en 2048 ! Ici, en France, Sarkozy a imposé 67 ans pour le taux plein en 2018, c’est-à-dire demain ! Il faut abroger la loi Sarkozy-Woerth.

31. En Allemagne, ce n'est pas du tout pareil qu'en France, parce que nous, on vit un "boom" démographique depuis l'an 2000, 2,04 enfants par femme, en Allemagne c'est 1,4 enfant par femme.

 

Un projet politique pour tous

32. 60 ans c'est un DROIT ce n'est pas une obligation ! Mais encore faut-il que ce DROIT soit pour tous ! "d'ordre public social".

33. 60 ans c'est une référence pour tous, un objectif réaliste, atteignable, contrôlable, clair TOUS ENSEMBLE.

34. La "retraite à la carte" c'est le slogan du Medef : pour complexifier le système et le rendre illisible, pour qu'il n'y ait plus d'ordre public social, que les salariés ne soient plus solidaires. C'est comme la durée du travail "a la carte", le SMIC à la carte... La règle ne sera plus fixée en raison des besoins humains mais en raison des exigences de la productivité.

35. 60 ans c’est déjà trop. On doit exiger la retraite à 55 ans dans le bâtiment et dans tous les métiers très pénibles.

36. Il ne faut vivre pas moins bien que nos parents : retraites à 60 ans, 35 annuités, à 75 % du salaire calculé sur 10 meilleures années, indexées sur les salaires (ce que proposait encore Lionel Jospin en juin 1997)

37. Sinon on subit la double facture : travailler plus longtemps après 60 ans et gagner moins, une majorité de gauche ne peut aller dans ce sens = austérité = récession = crise aggravée = chômage.


Respecter la démocratie à tous les niveaux

38. Démocratie ! Le seul vote de congrès - unanime - du PS qui a eu lieu c'était à Dijon 2003 pour le droit a la retraite à 60 ans à taux plein. Respectons-le.

39. C'est François Hollande qui avait fait voter le congrès du PS unanime de mai 2003 pour la retraite à 60 ans à taux plein !

40. Démocratie, débat dans le PS et dans toute la gauche, tous les syndicats : branle-bas de combat pour la défense des retraites à 60 ans pour tous. 60 ans c’est majoritaire et dans la gauche politique et dans les syndicats : pour qui on dirige ? Pour le peuple ou pour le AAA ?

41. De toute façon, il y a un risque de ne pas gagner si c'est se trouver en porte-à-faux avec 75 % de l'opinion et les 8 millions de manifestants de 2010 (rien ne s'oublie) qui veulent abroger la loi scélérate Sarkozy-Woerth de pillage de nos retraites : il va falloir s’en rendre compte.

42. Oui, il faut écouter les 8 millions de manifestants et 75 % de l'opinion, il faut que François défende la retraite à 60 ans.
 
43. On votera François Hollande, mais nous luttons pour exiger qu'il respecte le rétablissement de l'âge légal de départ à 60 ans.
 

Des richesses, il y en a !

44. La "dette" a bon dos pour justifier qu'on ne peut payer les retraites ni hausser les salaires. Elle est la conséquence de choix réalisés par Sarkozy qui veut nous la faire payer. En France on n’a pas un problème de dette mais de recettes.
 
45. Ne pas céder au chantage des officines de droite qui s'auto intitulent "agences de notation". Ils ne proposent jamais d faire payer les riches mais de baissser les salaires et retraites des plus modestes
 
46. Ne pas céder au chantage des fonds de pension qui veulent siphonner les retraites. Ne jamais les croire, ne jamais leur confier un seul sou de nos retraites : ils vous prendront tout et ils vous voleront tout, le dilapideront dans les caves à « subprimes » et autres paradis fiscaux des Bahamas. Au moins la retraie par répartition, en direct du salaire à le pension, c’est du sûr.

47. La France que 87 % de dette/PIB à cause de Sarkozy a vidé la « cagnotte publique » de Lionel Jospin, et remplit les « cagnottes privées » en faisant 24 points de dettes en plus en cinq ans. La France avait 290 % de dettes/PIB en 1945 et pourtant elle a mis en place la Sécu et les retraites à ce moment-là.
 
48. La France est 2,5 fois plus riche qu'en 1982 quand la retraite à 60 ans a enfin été mise en place.

49. Salaires et cotisations sociales sont trop bas depuis + de 20 ans, la France n'a jamais été aussi riche, elle peut payer les retraites à 60 ans.

50. Le COR l'a expliqué et démontré : avec 0,35 % seulement d'augmentation des cotisations sociales par an d’ici 2036, les retraites à 60 ans (35 annuités, 75 %, 10 ans, > au Smic, indexées sur salaires) sont garanties et payées.


Conclusion :

Convainquons, battons-nous, nous sommes la majorité non seulement de la gauche, du salariat, mais du pays tout entier. Qu’on n’ait pas convaincu Sarkozy ce n’est pas une surprise, hélas, vu le personnage et sa politique 100 % réactionnaire, mais ce n’est pas tolérable, il n’a pas écouté le peuple. Mais François Hollande est candidat et socialiste, lui, il peut et doit entendre davantage.


Gérard Filoche (le 15 décembre 2011)




PS : La gauche socialiste toute entière combat pour le respect du droit à la retraite à 60 ans :
- En mai 2003 nous avions fait voter la retraite à 60 ans à taux plein,
- En juillet 2006 nous avions fait écarter "la retraite à la carte",
- en janvier 2010 fait ré affirmer la retraite à 60 ans.
Depuis nous avons empêché que soient votées les 41,5 annuités, elles ne le sont toujours pas officiellement, certains dirigeants pratiquent par coups de force tellement il y a de résistances dans la base du parti ! Alors c'est "renvoyé à la négociation avec les syndicats" :
Donc s'il vous plait faites tous et toutes le boulot, argumentez, argumentez, argumentez comme en 2010, dans TOUS les syndicats aussi pour que la position finale soit correcte !


Par uma66.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés